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Témoignage de Pierre G., responsable de la branche aînée de Mâcon

Pierre G. est responsable de la branche aînée (16-19 ans) à Mâcon en Bourgogne. Il revient sur son parcours unioniste, sur son engagement et sur l’impact du scoutisme dans sa vie.

pierre Grimault

Quel est ton parcours scout ?

J’ai commencé les scouts en cinquième, pour la deuxième année d’éclaireurs. J’avais pas mal de copains de différents horizons qui étaient tous aux éclaireuses et éclaireurs unionistes, j’étais donc très motivé. J’ai fait trois ans complets, trois camps, plusieurs rassemblements régionaux et des week-ends. Puis je suis rentré au lycée où j’ai arrêté pour me consacrer à d’autres projets personnels.

Il y a 4 ans, Pierre-loup, un ami de longue date et scout avec moi, m’a appelé car l’unité était en manque de responsables. J’ai donc repris les éclaireurs pendant deux ans et demi, et après deux camps d’été bien réussis j’ai accompagné une équipe d’aînés.

Comment définis-tu ton engagement scout ? En quoi celui-ci est-il important pour toi ?

J’ai beaucoup appris grâce au scoutisme et mon engagement part vraiment d’une volonté de transmission des valeurs acquises. C’est important pour moi car je pense que cela est un plus non négligeable d’avoir pu vivre très tôt une vie en communauté, avec des notions de partage, d’entraide… Chez certains enfants nous pouvons admirer une évolution en quelques mois ou années, où l’assurance prend le dessus sur la timidité.

A cela vient s’ajouter les remerciements des parents, qui constatent que leurs enfants sont plus volontaires à la maison pour aider, notamment aux tâches ménagères. Cet ensemble de choses ne fait que renforcer notre engagement et notre croyance aux bienfaits du scoutisme.

Comment arrives-tu à mener ton projet avec tes enfants ?

La pédagogie aînée est portée sur l’autonomie. C’est la dernière étape avant d’être responsable pour ceux qui le souhaitent. Du coup, pour les responsables, cela demande moins de travail sur le terrain. Ce sont les aînés qui organisent les rassemblements, qui s’appellent les uns les autres pour savoir les disponibilités, etc. Notre travail consiste plus à les aiguiller en leur apportant notre expérience, en leur donnant les bons contacts, en les conseillant sur la faisabilité d’un projet, mais aussi à gérer le côté administratif qui est plus lourd que dans les autres branches.

Concilier vie active et scoutisme n’est pas forcément évident, et certains de nos jeunes rentrent dans la vie étudiante ou terminent le lycée avec le bac. Ce ne sont pas des périodes forcément faciles, et le temps est souvent malheureusement compté. Il faut donc préparer minutieusement nos rassemblements, pour être le plus efficace possible.

Cela demande aussi du travail et un investissement personnel, mais chacun s’organise à son rythme.

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Est-ce un atout d’être scout dans ta vie de tous les jours ?

C’est un atout, surtout au début de la vie étudiante. Quitter le nid familial, se débrouiller seul, intégrer un nouveau milieu dans lequel tu ne connais personne… Pour moi, cela me paraissait simple. Mais c’est quand j’ai rencontré des personnes pour qui ça ne l’était pas du tout que j’ai compris que le scoutisme m’avait vraiment apporté beaucoup de choses.

Aujourd’hui, en prenant un peu de maturité, cette différence diminue. C’est juste que partir avec une tente et un balluchon me fait sûrement moins peur qu’à d’autres.