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Témoignage : le scoutisme dans ma carrière professionnelle

Dans le TiTaTi de Mars 2016, le dossier central s’intitulait « Le Scoutisme, un atout pour ma carrière ». Dans ce numéro, un dossier spécial faisait un état des lieux de l’expérience et des compétences acquises dans le scoutisme et comment les valoriser lorsque l’on est bénévole. Hervé, membre de la commission Éducation à la paix et bénévole depuis de nombreuses années nous partage son expérience sur ce sujet. 

Il a souhaité avant tout témoigner des compétences managériales qu’il a appris dans le scoutisme et qu’il met en oeuvre dans le cadre de son travail. Par exemple ces capacités en médiation appliquées dans le cadre de sa commission lui ont servi dans son travail : « J’étais en train d’animer une formation de 8 semaines. Dans un sous-groupe (une équipe de 7) j’ai eu des échos selon lesquelles des tensions s’accumulaient. »

Il a donc pris l’initiative de réunir l’équipe dans laquelle il y avait un souci  et d’interpeller ce groupe : « Alors moi j’ai pas de problème avec vous, mais j’ai reçu des signaux selon lesquels il y aurait eu quelques tensions dans votre équipe. J’ai pensé que c’était important d’en parler, que chacun puisse s’exprimer là-dessus. Et s’il y a des choses simples à changer dans nos façon de travailler ensemble on peut en prendre acte tout de suite, et si c’est plus compliqué, on laissera passer le week-end là-dessus et on en reparlera la semaine prochaine. » 

Ensuite, il a animé un tour de table, en prenant soin de reformuler quand nécéssaire et de prendre des notes au paper board des éléments qui étaient dits. « Je suis sorti de la neutralité pour souligner un ou 2 trucs qui me paraissaient essentiels parmi les idées qui sortaient. Mon collègue a souligné que cette expérience de gestion de conflit faisait partie intégrante des apprentissages à faire dans le cadre de la formation, » témoigne Hervé. 

Une fois que chacun avait pu s’exprimer, il les a félicité et il a conclu sur une note positive le temps : « c’est une bonne chose que ces frustrations aient pu être dites et être entendues, ça permet de partir en week-end en étant déjà plus serein« .

Ensuite, il leur ai donné l’opportunité de continuer à gérer ce conflit entre eux : « Bon, moi il faut que je parte prendre mon train, mais si vous voulez vous pouvez continuer à réfléchir ensemble à ce que vous aimeriez faire… Et profiter du week-end pour réfléchir à comment vous géreriez la situation si vous étiez « chef d’équipe ». Le groupe a décidé de rester et ils ont travaillé sur cette lancée… en autonomie !

Le lundi suivant, Hervé a eu des retour positifs sur son intervention et que les problèmes étaient réglés : « Ce qui m’a fait le plus plaisir c’est de réaliser qu’à force de travailler la gestion de conflit, j’étais rentré dans cette démarche de « gestion de conflit » sans aucune appréhension. Quand on n’a plus peur du conflit, c’est tellement plus facile de le gérer sereinement ».