{"id":321,"date":"2017-07-27T00:10:42","date_gmt":"2017-07-26T22:10:42","guid":{"rendered":"http:\/\/eeudf.org\/paris\/?p=102"},"modified":"2017-07-27T00:10:42","modified_gmt":"2017-07-26T22:10:42","slug":"camp-scout-zero-dechet-bilan","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/eeudf.org\/batignolles\/2017\/07\/27\/camp-scout-zero-dechet-bilan\/","title":{"rendered":"Camp scout z\u00e9ro d\u00e9chet – Le bilan en chiffres"},"content":{"rendered":"
Avons-nous relev\u00e9 le d\u00e9fi de r\u00e9duire de fa\u00e7on significative le poids de nos d\u00e9chets ? D\u00e9couvrez-le dans cet article-bilan ! Pour comprendre pourquoi il est important de r\u00e9duire ses d\u00e9chets (et surtout pas de s\u2019arr\u00eater au simple tri), vous pouvez consulter notre 1er article<\/a>.<\/p>\n <\/p>\n <\/p>\n Pour rappel, un Parisien moyen envoie par an 403 kg de d\u00e9chets \u00e0 la poubelle non-recyclable<\/strong> (appel\u00e9e ci-apr\u00e8s pas-belle), donc \u00e0 l’incin\u00e9rateur ou \u00e0 la d\u00e9charge (source<\/a>). Cela fait 7,75 kg par semaine et par personne. Si nous (37 personnes) nous \u00e9tions comport\u00e9s comme cela pendant deux semaines (car apr\u00e8s tout, la majorit\u00e9 des enfants et des responsables habitent \u00e0 Paris), nous aurions envoy\u00e9 573,5<\/strong> kg de d\u00e9chets, soit plus d’une demi-tonne, \u00e0 l’incin\u00e9rateur ou la d\u00e9charge.<\/p>\n Un Parisien moyen envoie chaque ann\u00e9e 34.5 kg de d\u00e9chets au recyclage. Si nous nous \u00e9tions comport\u00e9s de cette fa\u00e7on pendant deux semaines, nous aurions envoy\u00e9 49<\/strong> kg de d\u00e9chets au recyclage.<\/p>\n Pour le verre, c’est chaque ann\u00e9e 29.4 kg qui partent au recyclage. Si nous avions le m\u00eame comportement, nous aurions recycl\u00e9 42<\/strong> kg de verre.<\/p>\n <\/p>\n <\/p>\n Cependant, nous avons fait les choses diff\u00e9remment !<\/p>\n Nous avons d\u00e9j\u00e0 \u00e9vit\u00e9 les d\u00e9chets \u00e0 la source<\/strong>, pour ne pas avoir \u00e0 les jeter. Nous avons ensuite s\u00e9par\u00e9 les biod\u00e9chets<\/strong> des d\u00e9chets non recyclables pour les composter<\/strong>, et consid\u00e9rablement all\u00e9g\u00e9 la pas-belle. Enfin, nous avons bien mieux tri\u00e9<\/strong> qu’un Parisien moyen. Il y a \u00e9galement de nombreux d\u00e9chets que l’on ne peut pas produire quand on est en camp scout, et qui font que les poubelles sont forc\u00e9ment plus l\u00e9g\u00e8res : emballages de nourriture \u00e0 emporter ou livr\u00e9e, gobelets jetables pour les boissons chaudes etc… qui font partie de la vie urbaine.<\/p>\n Notre beau compost<\/p>\n <\/p>\n Nous avons jet\u00e9 (envoy\u00e9 \u00e0 la d\u00e9charge ou \u00e0 l’incin\u00e9rateur) 20 kg de d\u00e9chets non recyclables<\/strong>.<\/p>\n Nous avons jet\u00e9 (envoy\u00e9 au recyclage) 5.6 kg de papier et carton<\/strong>, 11 kg de flacons\/bouteilles plastique et bo\u00eetes de conserve<\/strong> (soit 16.6 kg de recyclable bac jaune en \u00e9quivalent parisien) et 17kg de verre<\/strong>.<\/p>\n Nous n’avons pas pes\u00e9 le compost mais son poids doit avoisiner les 50 kg voire un peu plus.<\/p>\n Nous avons donc produit 29 fois moins de d\u00e9chets non recyclables qu’un Parisien moyen, 3 fois moins de d\u00e9chets recyclables et 2.5 fois moins de verre.<\/strong><\/p>\n Les chiffres moins \u00e9lev\u00e9s pour le recyclage s’expliquent par le mauvais tri fait \u00e0 Paris (la plupart des d\u00e9chets de la pas-belle y sont en r\u00e9alit\u00e9 recyclables ou compostables).<\/p>\n <\/p>\n La malle Mais alors… Comment avons-nous \u00e9vit\u00e9 tous ces d\u00e9chets ?<\/strong><\/p>\n Tout d’abord : le compost<\/strong> ! Le geste le plus simple sur un camp \ud83d\ude42<\/p>\n Nous avons \u00e9labor\u00e9 des repas avec des ingr\u00e9dients disponibles sans emballage. Si vous souhaitez savoir ce que nous avons cuisin\u00e9 durant le camp, les menus sont en bas de l’article<\/strong>. Pour les courses s\u00e8ches de c\u00e9r\u00e9ales (riz, p\u00e2tes, millet…), l\u00e9gumineuses (lentilles, haricots secs, pois chiches…), noix et fruits secs, g\u00e2teaux secs, chocolat, m\u00fcsli, bonbons et bien d’autres choses encore comme les tomates s\u00e9ch\u00e9es ou les chips de banane et m\u00eame les \u00e9pices, nous avons achet\u00e9 en vrac, dans des sachets en tissu r\u00e9utilisables ou des bo\u00eetes \u00e0 g\u00e2teaux ou tupperware<\/strong>. Cela nous a permis d’\u00e9viter des emballages plastique et papier.<\/p>\n Les fruits et l\u00e9gumes arrivaient dans des cagettes<\/strong> que nous avons pu r\u00e9utiliser (et pour celles en carton, ajouter au fumier).<\/p>\n Nous avons pu rendre les bouteilles de jus<\/strong> de pomme (en verre) au producteur pour qu’il les lave et les r\u00e9utilise (ce qui est bien moins \u00e9nergivore que de briser le verre et le faire fondre \u00e0 tr\u00e8s haute temp\u00e9rature pour recr\u00e9er une nouvelle bouteille).<\/p>\n Le pain<\/strong> nous \u00e9tait livr\u00e9 dans des taies d’oreiller<\/strong>, les brioches et viennoiseries dans des cagettes ou des paniers, ce qui a permis d’\u00e9conomiser du papier (et donc des arbres).<\/p>\n Le lait<\/strong> venait dans des bidons m\u00e9talliques<\/strong> de 10L que nous avons rendus \u00e0 la productrice, et nous l’avons conserv\u00e9 dans les bouteilles vides de jus. Les fromages frais, yaourts et la cr\u00e8me fra\u00eeche \u00e9taient dans des pots consign\u00e9s <\/strong>(consigne = surplus que l’on paye pour un emballage, et que l’on nous rembourse quand on le rend au vendeur pour \u00eatre r\u00e9utilis\u00e9). Cela nous a permis de ne pas produire beaucoup, beaucoup de d\u00e9chets plastiques ! Il s’agit peut-\u00eatre d’une chose qui est plus facile \u00e0 la campagne, car il y a peu de producteurs laitiers qui pratiquent la vente directe en zone urbaine. En Mayenne, il y a beaucoup de touristes anglais, habitu\u00e9s aux bouteilles de lait consign\u00e9s, et certains venaient remplir leurs bouteilles directement chez les propri\u00e9taires du lieu de camp.<\/p>\n La viande<\/strong> \u00e9tait emball\u00e9e dans du papier paraffin\u00e9<\/strong>, que nous avions gard\u00e9 pour allumer le grand feu du dernier soir… qui n’a finalement pas eu lieu pour cause de pluie diluvienne. Ces quelques papiers ont donc rejoint la pas-belle, mais leur poids \u00e9tait bien plus l\u00e9ger que les barquettes en polystyr\u00e8ne du supermarch\u00e9.<\/p>\n Nous avons fait quelques courses au march\u00e9 en apportant nos bo\u00eetes, pour y mettre des fromages par exemple.<\/p>\n Nous avons choisi du savon et du shampoing solides<\/strong> pour les douches, ainsi que du dentifrice maison, et \u00e9vit\u00e9 les flacons plastiques.<\/p>\n <\/p>\n <\/p>\n Quels d\u00e9chets avons-nous produits ?<\/strong><\/p>\n Il y avait surtout des d\u00e9chets plastiques d’emballage et d’hygi\u00e8ne dans notre pas-belle. Les enfants ont achet\u00e9 des paquets de bonbons pendant l’explo (nous avions juste interdits ceux \u00e0 emballage individuel) et des bouteilles plastiques. En poids, ce sont les bocaux et des conserves qui constituent notre principale source de d\u00e9chets. Nous avons eu beaucoup de carton des colis, du papier-bulle \u00e9galement.<\/p>\n <\/p>\n <\/p>\n Quels sont les autres aspects \u00e9cologiques de notre camp ?<\/strong><\/p>\n Comme le projet z\u00e9ro d\u00e9chet s’inscrivait dans une d\u00e9marche \u00e9cologique plus large, int\u00e9gr\u00e9e dans le projet \u00e9ducatif des EEUdF, nous ne nous sommes pas arr\u00eat\u00e9s \u00e0 la r\u00e9duction des d\u00e9chets. Il aurait \u00e9t\u00e9 \u00e9trange de tenter de r\u00e9duire ses d\u00e9chets pour ensuite manger du b\u0153uf ou des fruits exotiques \u00e0 chaque repas, emmener les enfants faire du karting (bon d’accord on ne l’aurait pas fait quoi qu’il arrive…) ou faire des batailles d’eau. \u00c9galement, le fait de vouloir r\u00e9duire ses d\u00e9chets entra\u00eene presque automatiquement des achats plus \u00e9cologiques, car les producteurs de nourriture \/ autres objets sans d\u00e9chet ont une offre assez \u00e9cologique.<\/p>\n Nous avons tout d’abord consomm\u00e9 en majorit\u00e9 bio<\/strong>, pour le courses non-p\u00e9rissables en vrac, les produits laitiers, la viande, le jus de pomme et une partie des l\u00e9gumes. Cela a donc un impact positif sur la biodiversit\u00e9, la qualit\u00e9 de l’eau et des sols… Nos prix de journ\u00e9e (que l’on se fixe par personne et par jour), restaient largement en dessous de notre budget de 7\u20ac (volontairement \u00e9lev\u00e9 pour avoir une marge de s\u00e9curit\u00e9). Ce passage au bio est possible si l’on ach\u00e8te peu de produits transform\u00e9s (ce qui est de toute fa\u00e7on le cas lorsqu’on cherche \u00e0 r\u00e9duire ses d\u00e9chets), et si l’on r\u00e9duit sa consommation de produits d’origine animale.<\/p>\n Nous avons ensuite mang\u00e9 une quantit\u00e9 mod\u00e9r\u00e9e de viande et de poisson<\/strong>. Nous avons propos\u00e9 aux enfants 8 repas avec de la viande ou du poisson, sur 24 cr\u00e9\u00e9s par nous-m\u00eame (cependant, ils se sont l\u00e2ch\u00e9s sur le concours de cuisine…). Nous avons pu faire d\u00e9couvrir aux enfants les lentilles, pois chiches, haricots secs… Ma\u00eetriser sa consommation de produits animaux, et en choisir de bonne qualit\u00e9 environnementale pour ceux que l’on mange, a un impact positif sur des probl\u00e8mes tels que le changement climatique, la surp\u00eache (pour en savoir plus : ici<\/a> et ici<\/a>) et bien d’autres choses, comme la d\u00e9forestation, la consommation d’eau…<\/p>\n Nous nous sommes fournis aupr\u00e8s de producteurs et productrices de la r\u00e9gion<\/strong> pour les produits frais, ce que nous n’aurions pu faire que partiellement si nous les avions achet\u00e9s en supermarch\u00e9. Ainsi, les \u00e9missions de gaz \u00e0 effet de serre li\u00e9es au transport de nos aliments \u00e9taient fortement limit\u00e9es.<\/p>\n Nous fonctionnons \u00e9galement comme un camp scout normal, et avons donc consomm\u00e9 tr\u00e8s peu d’eau, d’\u00e9lectricit\u00e9, avons utilis\u00e9 des toilettes s\u00e8ches<\/strong>…<\/p>\n Cependant, nous avions une voiture<\/strong>, et lorsque l’on en a une, on est un peu pi\u00e9g\u00e9 par sa pr\u00e9sence et on finit par l’utiliser beaucoup plus que ce que l’on pensait (ce qui n’est pas non plus agr\u00e9able pour les responsables qui conduisent \u00e0 la place de participer aux activit\u00e9s).<\/p>\n En r\u00e8gle g\u00e9n\u00e9rale, ce camp z\u00e9ro d\u00e9chet nous a permis de vivre de fa\u00e7on encore plus intense les id\u00e9aux d’\u00e9cologie et de simplicit\u00e9 volontaire pr\u00f4n\u00e9s par les EEUdF.<\/p>\n <\/p>\n <\/p>\n D\u00e9fi relev\u00e9, non ?<\/p>\n On vous donne rendez-vous \u00e0 la rentr\u00e9e pour la projection du film !<\/p>\n Juliette<\/p>\n Menus<\/p>\n Le dernier jour : viennoiseries \/ Tomates, sandwich au fromage et au pesto, p\u00eaches \/ G\u00e2teaux secs et prunes<\/p>\n Le repas de secours : raviolis aux l\u00e9gumes et g\u00e2teaux secs<\/p>\n Si vous souhaitez recevoir le carnet de recettes du camp, vous pouvez envoyer un mail \u00e0 juliettemaupas arobase yahoo.fr<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":" Avons-nous relev\u00e9 le d\u00e9fi de r\u00e9duire de fa\u00e7on significative le poids de nos d\u00e9chets ? 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