Bibliospi 5 : Identité et doute

Elément de décoration
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Textes bibliques

  • “Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ?” (Marc 15.33-41)
    • Le doute est inhérent à la condition humaine. Et Jésus, dans la Bible, est pleinement Dieu et pleinement homme, donc il doute. La nuit où il va être livré, alors qu’il connait déjà son destin, Jésus a un moment dans lequel il priait son Père, et lui demande pourquoi il vit ce qu’il est en train de vivre, mais aussi où est Dieu dans tout ça. Ce qui nous rejoint dans ce passage c’est d’entendre que nous avons la possibilité de faire monter à Dieu nos doutes et nos souffrances pour qu’il puisse nous aider à les surmonter. 
  • Pierre marche sur l’eau (Matthieu 14.22-33)
    • Le doute entretient forcément une relation cruciale avec la confiance, confiance en soi, en les autres, et en Dieu. Ici, Pierre met Jésus à l’épreuve, en lui demandant s’il peut lui aussi marcher sur l’eau. Et Jésus de mettre sa confiance à l’épreuve, de lui demander de venir, et de constater qu’avec cette confiance en son ami et son Messie, Pierre pourrait. Oser la confiance face au doute nous permet de dépasser ce que nous pensions impossible. Bien que le doute s’installe à un moment chez Pierre, Jésus ne le rejette pas mais continuera à l’accompagner. Pierre finira même par renier Jésus, et pourtant, c’est sur lui que va reposer la suite… Le doute n’arrête pas, il invite à se questionner ! 
  • Daniel et les lions (Daniel 6.1-29)
    • Daniel a un rôle compliqué, puisqu’il est prophète des Hébreux lorsqu’ils sont déportés à Babylone, et que leur foi est proscrite progressivement. Cependant, Daniel refuse de renier sa foi, se fait arrêter et livrer aux lions. Mais, c’est parce qu’il sait ce en quoi il croit qu’il a la vie sauve. Nous avons parfois besoin d’affirmation pour dépasser la peur ou le doute. 

Textes non-bibliques

  • L’anneau d’or
    • https://latoilescoute.net/l-anneau-d-or
    • Texte anonyme qui pose la question de la valeur que nous avons aux yeux du monde et l’importance que cette valeur par les autres a sur nous. Il est possible de se demander qui sont les spécialistes qui peuvent nous donner notre vraie valeur. À qui se fier pour s’aider dans la définition de soi-même et donc pour accompagner le doute lié à nos réflexions sur notre identité. 
  • Je te souhaite de ne pas réussir ta vie
    • https://latoilescoute.net/je-te-souhaite-de-ne-pas-reussir
    • Derrière ce texte au titre provocateur se détaille une incitation à être heureux en étant libre d’être soi-même et de rêver. Jean Debruynne détaille en plusieurs séries de phrases sa vision de la vie heureuse où l’on se détache de certains carcans de la société.
  • Pierre Bottero, Elana – L’Envol
    • Ellana, c’est une trilogie fantastique écrite par Bottero, un auteur français. En suivant le parcours de vie de son héroïne (un modèle d’émancipation), on aborde une très grande variété de thèmes, parmi lesquels le doute. En manque de confiance sur son identité, incapable de savoir si la voie qu’elle a choisie est la bonne, Ellana fait une rencontre décisive avec un troll, qui lui confie cette parole. 
  • “Le doute est une force, une vraie belle force, veille seulement à ce qu’elle te pousse toujours en avant.”
    Pierre Bottero, Ellana, L’Envol

Témoignage chrétien 

  • Affirmer une identité, ce n’est pas imposer à l’autre Michel Bertrand 21/11/2021
    • “Je conclue en disant que, dans leur témoignage, aujourd’hui, les protestants doivent se garder de toute position qui se voudrait normative ou dominatrice pour la société. Il s’agit donc non pas d’imposer, mais de proposer et même d’exposer ses convictions au double du verbe exposer. C’est-à-dire les présenter, mais aussi les risquer dans la rencontre avec les convictions d’autrui, en acceptant d’être transformé dans un rapport de réciprocité. Ce qui veut dire que toute conviction exprimée se trouve d’emblée articulée à la tolérance. Car, contrairement à ce que l’on pense trop souvent, conviction et tolérance ne s’excluent pas. On peut même dire qu’elles devraient constituer les deux conditions indispensables au témoignage du protestantisme dans une société laïque. En effet, la conviction n’est pas forcément l’expression d’une position dominatrice sur le plan spirituel, moral ou intellectuel. Elle est un engagement de toute la personne envers une vérité qu’on ne cesse de chercher, d’interroger et, pour les protestants, de recevoir comme un don, et non comme une propriété. Quant à la tolérance, elle n’est pas l’indifférence, cette forme de tolérance « molle » qui tolère l’intolérable. La véritable tolérance est une forme de respect d’autrui et d’intérêt pour autrui et elle ne peut donc se vivre qu’entre des hommes et des femmes de conviction et de courage. Ainsi comprises, conviction et tolérance, sont bien les deux conditions indispensables pour que les Églises protestantes et les protestants puissent témoigner dans l’espace public et répondre aux défis de ce temps, qui sont peut-être, en effet, avant tout aujourd’hui, des défis spirituels. »

Autres ressources

Conte de Punchinello

Le monde est fait de telle façon que nous posons en permanence des étiquettes positives ou négatives sur nous, ce qui nous amène à nous définir nous-même pas ces étiquettes. 

Mais une jeune fille dans ce conte est différente, aucune étiquette ne colle sur elle. On découvre alors que la seule étiquette qui compte pour elle c’est celle de son créateur: « Pour moi, tu es précieu.se ». (Créateur à prendre en compte de façon pluriel en fonction des croyances de l’enfant) 

Quelle étiquette pose-t-on sur nous ? Et quelles sont les étiquettes que nous posons sur les autres ? 

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